Index Géant · Pirké Avot — Tome I

Chapitre I, Michna 1

Les 20 commentaires et histoires de « Chapitre I, Michna 1 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Pourquoi le Tana répète « la transmirent » pour les derniers Prophètes

    Le Tana répète le verbe « la transmirent » pour les derniers Prophètes afin de signifier que cette transmission équivaut à la première, celle de Moché à Yéhochoua. Après la destruction du premier Temple et l'exil, tout laissait craindre que la Torah soit oubliée ou modifiée : la Michna affirme qu'il s'agit bien de la même Torah.

    p. 22-23

  2. Trois recommandations pour trois métiers : le plan de la Grande Assemblée pour la perpétuation de la Torah

    Les trois paroles de la Grande Assemblée visent chacune un groupe : les juges doivent être circonspects, les enseignants former de nombreux élèves sans trop regarder leur qualité, les gardiens de la Torah lui faire une haie. Pour Rabbénou Yona, respecter ces barrières des Sages témoigne qu'on chérit la crainte d'Hachem.

    p. 24-25

  3. « Reçut », et jamais « transmit » : Hachem n'est pas un maillon de la chaîne

    Hachem ne fait pas partie de la chaîne de transmission : c'est pourquoi la Michna dit que Moché « reçut » la Torah, puis qu'il la « transmit » à Yéhochoua. Écrire que Hachem transmit supposerait qu'Il reçut Lui-même d'un autre. La Torah n'est donc pas le fruit d'une évolution, elle reste celle reçue au Sinaï.

    p. 25-26

  4. Moché répond aux Anges par des questions de fait, et la réponse est délibérément terre à terre

    Moché répond aux Anges qui réclament la Torah en citant ses commandements : êtes-vous descendus en Égypte, faites-vous du commerce, avez-vous un père et une mère, un mauvais penchant ? Pour le livre, cette réponse enseigne que l'essentiel de la Torah est son accomplissement, par des actes mus par des intentions profondes.

    p. 27

  5. Les nations refusent une Torah dont leurs propres lois interdisent déjà les crimes

    Les nations refusent la Torah non pour ses interdits, que leurs propres lois partagent, mais parce que Hachem demandait davantage que de s'abstenir du vol, du meurtre et de la débauche : Il voulait que leur rejet s'enracine dans l'âme. Le peuple juif, lui, reçoit la Torah dans toute sa profondeur.

    p. 27-30

  6. Rav Meïr Brandsdorfer face à une question de Halakha : ce que « recevoir la Torah » produit dans un corps

    Celui qui a reçu la Torah en profondeur souffre réellement devant la faute d'autrui. L'auteur en témoigne par un souvenir personnel : venu poser à Rav Meïr Brandsdorfer une question de Halakha sur une situation contraire à la Torah, il voit le visage du Rav se crisper à chaque détail, par peine pour la Chékhina.

    p. 31

  7. « La transmit » et non « l'enseigna » : la Torah est un dépôt qui ne nous appartient pas

    La Michna dit que Moché « transmit » la Torah, et non qu'il l'enseigna, pour signifier qu'elle est un dépôt appartenant à Hachem, remis intégralement de génération en génération. Il est donc interdit de la changer, de la transformer ou de la déformer, et c'est cette mission de garde qui vaut à Israël le nom de peuple élu.

    p. 31-32

  8. La plus humble des montagnes : pourquoi Moché refuse Pharaon et accepte le Sinaï

    Moché refuse d'abord d'aller chez Pharaon par humilité, mais accepte sans hésiter de recevoir la Torah : voyant qu'elle est donnée sur le Sinaï, la plus insignifiante des montagnes, il comprend que Hachem veut la donner par un homme humble. Selon le Roua'h 'Haïm et le 'Hasdé Avot, la même humilité désigne Yéhochoua.

    p. 32-33

  9. Les Anciens acceptent Yéhochoua après Moché : l'humilité qui consiste à obéir à moins grand que soi

    Les Anciens méritent leur place dans la chaîne de transmission par leur humilité, explique Rabbi 'Haïm de Vologine dans son Roua'h 'Haïm. Eux-mêmes comparent Moché au soleil et Yéhochoua à la lune, et pourtant ils acceptent son autorité sans s'y opposer. Notre génération, dernier maillon, doit à son tour faire preuve d'humilité.

    p. 33-35

  10. Pourquoi ils s'appellent la GRANDE Assemblée : ils ont rendu à Hachem deux titres retirés par deux Prophètes

    Selon Yoma 69b, la Grande Assemblée doit son nom au rétablissement, dans la prière, des titres « Puissant » et « Redoutable », retirés par Yrmyahou puis par Daniel après la destruction du Temple. La puissance de Hachem est de réfréner Sa colère contre les impies, et Il se montre redoutable par la survie d'Israël parmi les nations.

    p. 35-36

  11. Rousseau et Mark Twain appelés à la barre : le dossier de la survie juive, et la remarque qui le date

    La survie du peuple juif à travers l'histoire est l'une des plus puissantes preuves de la Providence Divine. Le Yaabets la juge plus grande que les miracles de la sortie d'Égypte, Chmouël David Luzzato y ajoute la fidélité à la Torah, et des penseurs non juifs, Rousseau et Mark Twain, s'étonnent de cette permanence.

    p. 36-38

  12. « Son zèle est sa fainéantise » : la devinette qui fait de la précipitation une forme de paresse

    Juger avec empressement relève d'une forme de paresse, qui empêche de réfléchir à tous les aspects d'une affaire dont on veut se débarrasser. Pour Rabbi Israël Salanter, chaque homme est son propre juge entre son bon et son mauvais penchant ; Yaacov Avinou reproche ainsi à Réouvèn son impétuosité.

    p. 39-40

  13. Partager cinq pains entre trois hommes avant de juger le Créateur : l'énigme du Ibn Ezra

    Celui qui juge précipitamment la conduite de Hachem ne peut saisir la complexité de Son plan. Rabbi Avraham Ibn Ezra le fait sentir à des hommes qui se plaignent de la Justice Divine en leur soumettant un simple problème de partage : avec réflexion et humilité, on accepte plus facilement les desseins du Créateur.

    p. 40-42

  14. Le 'Hatam Sofèr et le colocataire désagréable de ses treize ans : une épreuve comprise trente-cinq ans plus tard

    Une épreuve dont on ne comprend pas le sens peut ne s'éclairer que des années plus tard ; il faut donc se garder de juger hâtivement ce qui nous arrive. Le 'Hatam Sofèr racontait lui-même une contrariété subie à treize ans, dont la raison ne lui apparut que trente-cinq ans après, comme le rapporte Rabbi Yaacov Omèr.

    p. 42-44

  15. « Circonspect » veut aussi dire « calmer » : David prononce sa propre sentence

    Le mot traduit par « circonspect » signifie aussi « calmer » : qui modère son jugement sur autrui calme le jugement porté sur lui, car l'homme est jugé selon la mesure dont il juge. Le roi David en offre l'exemple : la sentence qu'il prononce devant la parabole du Prophète Nathan dépasse ce qu'exige la Halakha.

    p. 45-46

  16. « Vous n'êtes peut-être pas Rabbin, mais vous avez beaucoup d'élèves »

    Chacun a des élèves, même sans être Rabbin : ses enfants, mais aussi tous ceux qui l'entourent et l'observent. Le premier à adopter une mauvaise conduite portera donc la faute de tous ceux qui l'imitent, et celui qui donne un bon exemple en récolte tout le bénéfice. Il faut se conduire en exemple, car on nous regarde.

    p. 47-48

  17. Le 'Hafets 'Haïm, devenu veuf, laisse repartir son fils : « Dès le matin fais tes semailles »

    Selon Rabbi Ovadia MiBartenoura, celui qui a formé des élèves dans sa jeunesse doit en former encore dans sa vieillesse, d'après le verset de Kohelet « Dès le matin fais tes semailles ». Le même verset fonde l'enseignement de 'Hazal sur le remariage du veuf, que Rav Steinman illustre par l'histoire du 'Hafets 'Haïm.

    p. 49-50

  18. Comment 'Hazal peuvent-ils interdire ce que la Torah a permis : l'essieu qui casse et la lampe de Rabbi Ychmaël

    Les décrets de 'Hazal compensent la baisse de la crainte du Ciel au fil des générations, explique Rabbi Yaacov Kaminetsky : les premières générations n'en avaient pas besoin. Il le montre par la lecture à la lueur d'une bougie, que 'Hazal interdisent le Chabbat mais non le soir de Yom Kippour, dont la sainteté brûle encore dans tous les cœurs.

    p. 51-53

  19. Le pot de glace et la boîte d'allumettes : la barrière n'est pas une contrainte ajoutée

    Pour résister aux épreuves, il suffit parfois de ne pas s'en approcher : la Grande Assemblée conseille à chacun de se mettre des barrières. Qui grossit facilement ne s'isole pas avec un pot de glace, et l'on ne laisse pas d'allumettes à la portée des enfants ; ces barrières ouvrent les portes de la réussite.

    p. 53-54

  20. Le père qui s'était engagé à ne plus quitter Erets Israël, et le foie de son fils

    Une barrière prise pour protéger son attachement à la Torah peut être remise entre les mains de Hachem au moment où elle devient impossible à tenir. Un père, qui s'était engagé dans sa jeunesse à ne plus quitter Erets Israël, prie au Kotel avant d'accompagner à l'étranger son fils gravement malade.

    p. 55-59

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