Index Géant · Séfer Chémot
Parachat Bo
Les 20 commentaires et histoires de Parachat Bo dans La Paracha – Séfer Chémot de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi Pharaon mérite d'être puni malgré le cœur endurci par D. : l'étrange pot-de-vin d'un juif au tribunal
Le livre explique que D. endurcit le cœur de Pharaon non pour lui ôter son libre arbitre, mais pour le lui rendre : après tant de plaies, nul n'aurait pu résister à la pression. Rétabli dans un choix libre, Pharaon persiste dans son refus, ce qui rend sa punition pleinement méritée.
p. 104-106
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Pourquoi Moshé devait encore se présenter chez Pharaon alors que D. avait déjà endurci son cœur : l'impasse expliquée par le Maharil Diskin, et les briques sans paille rendues mesure pour mesure
Le Maharil Diskin explique, au nom de son père Rabbi Binyamin, que Moshé doit annoncer à Pharaon que D. a endurci son cœur. Pharaon le traitait de sorcier ignorant l'avenir ; prévenu d'avance, il est désormais pris dans une impasse : persister prouverait que Moshé parle au nom de D., céder lui ferait tout perdre.
p. 107-108
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« Vous saurez que Je suis D. » : pourquoi raconter les miracles à ses enfants doit d'abord transformer celui qui raconte
Le verset parle de raconter les miracles à son fils, puis conclut « et vous saurez que Je suis D. ». L'Admour de Belz en tire que celui qui raconte les prodiges d'Egypte se renforce lui-même dans sa foi . Le livre ajoute que transmettre suppose d'être soi-même investi dans cette connaissance.
p. 108-109
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« Combien de temps sera-t-il pour nous un piège ? » : la cervelle d'oiseau qui retourne toujours vers le même appât
Les serviteurs de Pharaon appellent Moshé un « piège », Mokèch, mot de la même racine que Yokèche, l'oiseleur d'un verset des Téhilim (124). L'oiseleur dépose des graines sous son piège, et les oiseaux s'y précipitent malgré l'évidence : Pharaon et les siens, comme eux, retombent sans cesse dans le même piège.
p. 109-110
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Pourquoi Pharaon refuse de laisser partir les femmes : l'influence déterminante du foyer, et un cours de 'Hanouka du Rav Palach
Pharaon refuse de laisser partir les femmes car il sait combien leur influence au foyer est déterminante. Même revenus spirituellement renforcés, les hommes verraient leur œuvre détruite par des épouses restées en Egypte, imprégnées de ses mœurs. Le Ramban précise que ce sont les nourrissons et les femmes que Pharaon retient.
p. 110-112
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Pourquoi la plaie des sauterelles : la récolte volée aux Hébreux, dévorée à son tour
Selon le Midrash, la plaie des sauterelles frappe l'Egypte parce que les Egyptiens avaient forcé les enfants d'Israël à planter blé, fèves, lentilles et toutes sortes de graines. Les sauterelles dévorent tout ce que les Hébreux ont semé : la récolte volée se retourne contre ses voleurs.
p. 113-114
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La seule fois où Pharaon se hâte : espérer sauver la récolte, avant d'endurcir de nouveau son cœur
Le Maharil Diskin explique que Pharaon, voyant les sauterelles dévorer sans relâche, espère sauver ce qui reste de la future récolte en appelant Moshé au plus vite. C'est la seule fois du récit où il se hâte. Une fois les sauterelles parties et plus rien à sauver, son intérêt disparaît, et il endurcit de nouveau son cœur.
p. 114
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Pourquoi la plaie des ténèbres : le travail forcé du matin jusqu'à la nuit, et les torches portées sur la tête des Hébreux
Selon le Yalkouth Méam Loèz, les Egyptiens sont frappés par les ténèbres parce qu'ils faisaient travailler les Hébreux du petit matin jusqu'aux heures avancées de la nuit, en les obligeant à porter des torches sur la tête pour les éclairer. L'obscurité est si dense que, les trois derniers jours, les Egyptiens restent, selon Chemot Rabba, totalement immobilisés.
p. 114-116
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L'eau n'est pas une composition chimique mais la volonté de D. : du Saba de Kélèm à la cachette sous les bottes de la Gestapo
Le Saba de Kélèm enseigne que l'eau n'est pas une composition chimique fixe mais procède entièrement de la volonté de D. : elle est sang pour les Egyptiens et eau pour les Hébreux, de même que la lumière brille dans les demeures d'Israël pendant les ténèbres. C'est le sens de la bénédiction « chéhakol niya bidvaro ».
p. 116-119
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Pourquoi le bétail devait sortir aussi : on ne sait comment servir D. qu'une fois arrivé
Moshé refuse de partir sans le bétail, car on ne saura comment servir D. qu'une fois arrivé là-bas. Le 'Hidouchéi Harim y voit un principe : l'homme croit avoir amassé Mitsvot, étude et 'Héssèd avec des intentions pures, mais ce n'est que dans le monde futur qu'il connaîtra la valeur réelle de son service.
p. 119-122
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Pourquoi Pharaon persiste malgré tout ce qu'il a vu : le miracle sans réflexion ne sert à rien
Rabbi Aharon Bakst répond que Pharaon reste inchangé parce qu'il n'a « rien du tout dans la tête » : un homme sans réflexion peut traverser l'épisode le plus extraordinaire de l'Histoire sans en être touché. Le miracle n'est pas une fin en soi ; si son témoin n'en prend pas conscience et n'en tire aucun enseignement, il est vain.
p. 121-123
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« Ce mois sera pour vous le premier » : la lune, miroir humble du soleil, et sa plainte à la Création
Le Rav Chimchon David Pinkous lit dans la lune, montrée à Moshé pour la sanctification du mois, une parabole de la femme juive. Comme la lune, elle n'a pas de lumière propre mais est un miroir : tournée vers le matériel, elle en reflète la superficialité ; tournée vers le Créateur, elle peut s'élever plus haut que son mari.
p. 129-132
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« Parmi les brebis ou les chèvres » : pourquoi la Torah autorise à puiser dans le mauvais penchant lui-même pour servir D.
Le 'Hida associe les chèvres, qui marchent en tête du troupeau selon le Talmud (Chabbat 77b), au mauvais penchant, et les brebis au bon. Selon le Ben Ich 'Haï, le verset autorise à puiser dans l'un ou l'autre car la force que l'homme possède pour le mal existe tout autant pour le bien, et peut servir le Créateur.
p. 132-135
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Pourquoi le sacrifice pascal fut pris quatre jours avant : comment deux Mitsvot purent suffire à délivrer une génération sans mérite
Rachi rapporte, au nom de Rabbi Mathia ben 'Harach, que le moment de délivrer les enfants d'Israël, promis à Avraham, est arrivé, mais qu'ils n'ont aucune Mitsva leur donnant ce mérite. D. leur donne donc deux Mitsvot, le sang du sacrifice pascal et celui de la circoncision ; d'où l'agneau pris quatre jours avant.
p. 135-138
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La dixième plaie, mort des premiers-nés : mesure pour mesure sur les enfants hébreux jetés au Nil, emmurés ou sacrifiés
Selon le Tana Dévé Eliaou Rabba, les premiers-nés égyptiens meurent en mesure pour mesure des bébés hébreux jetés au Nil, emmurés dans les briques ou sacrifiés au feu des idoles. La Mékhilta ajoute que la plaie atteint aussi les « premiers-nés » cachés, nés de la conduite des Egyptiennes, que D. seul peut identifier.
p. 138-141
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Pourquoi seul le premier-né de la mère doit être racheté : D. et l'ange destructeur, deux frappes distinctes
Rabbi Akiva Eiger répond que deux frappes distinctes atteignent l'Egypte. L'ange destructeur ne frappe que les premiers-nés reconnaissables de la mère, menaçant aussi ceux des Hébreux, sauvés par le sang sur les linteaux ; D. frappe Lui-même ceux du père, que Lui seul identifie. D'où le rachat du seul premier-né de la mère.
p. 141-142
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« Gardez les Matsot » : ne jamais laisser fermenter une Mitsva, comme D. Se hâta de sortir Israël avant le point de non-retour
Rabbi Yochiya lit « Mitsvot » au lieu de « Matsot » : comme la pâte, une Mitsva ne doit pas « fermenter ». Le Ktav Sofer relie cette lecture à la sortie d'Egypte : D. Se hâte de faire sortir Israël, à un jour du cinquantième degré d'impureté, au-delà duquel nulle délivrance n'était possible.
p. 142-144
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Pharaon demande lui aussi une bénédiction : pourquoi le mérite d'un Tsadik ne remplace jamais l'acceptation des Mitsvot
Pharaon, premier-né et terrifié de mourir, demande à Moshé et Aharon de le bénir. Le Ramban précise qu'il offre tout son bétail en expiation de ses fautes, mais Moshé refuse l'offrande d'un impie qui n'a pas fait Téchouva : le mérite d'un Tsadik ne remplace pas l'acceptation des Mitsvot.
p. 144-147
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Pourquoi les versets mentionnent deux fois l'emprunt des ustensiles égyptiens : les objets précieux rangés au fond des valises
Les Baaléi haTossfot expliquent que l'emprunt est mentionné une première fois par obéissance à l'ordre de Moshé, puis une seconde quand les Egyptiens reviennent réclamer leurs biens avant le départ. Les Hébreux, qui les ont rangés au fond des bagages, acceptent de les rendre, mais il faudrait plusieurs heures pour tout décharger. Craignant une nouvelle plaie, les Egyptiens renoncent.
p. 147-148
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Pourquoi dix plaies plutôt qu'une seule : la Emouna gravée par l'expérience, et un taxi qui accumule les incidents sur la route de l'aéroport
Chaque plaie porte un enseignement de la Emouna : la maîtrise de D. sur la nature, la mesure pour mesure, D. seul qui enrichit ou appauvrit, l'accomplissement des promesses faites à Avraham, et Pharaon simple bâton dans Sa main. Surtout, une seule plaie aurait pu passer pour un hasard ; dix plaies consécutives ne laissent plus aucun doute.
p. 148-154
Les thèmes de cette paracha
- Providence, Kidouch Hachem
- Providence, Mensonge et vérité
- Yétser Hara
- Foyer juif, Éducation des enfants
- Vol et malhonnêteté
- Objectivité, intérêts personnels
- Vol et malhonnêteté, Kidouch Hachem
- Émouna
- 'Héssèd, Objectivité
- Tsniout et fécondité, Foyer juif
- Émouna, Mérite
- Providence
- Téchouva, Emouna
- Providence, Émouna