Index Géant · La Hagada
Hallel
Les 28 commentaires et histoires de « Hallel » dans Les 'Haguim — La Hagada de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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« Chfokh 'Hamatékha » : pourquoi ouvre-t-on la porte ? et la visite du Rav Arié Lévine en prison
On ouvre la porte avant le Hallel, explique le Maté Moché, en souvenir des familles qui la fermaient pendant la consommation du Korban Pessa'h, réservé à ceux qui s'y étaient associés, et ne la rouvraient qu'après. Le livre rapporte aussi la réponse du Rav Arié Lévine à un détenu, sur ce qu'est la vraie liberté.
p. 321
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« Déverse Ta colère sur les nations » : pourquoi « il a consumé Yaacov » au singulier ?
Le verset passe au singulier, « il a consumé Yaacov », parce que les nations, divisées sur presque tout, s'unissent comme un seul homme contre le peuple juif, selon le Likoutéi Av. L'Admour d'Ossiatine rapporte d'après le Yalkout Chimoni que la délivrance finale s'accompagnera du châtiment des persécuteurs, condition de la consolation d'Israël.
p. 321-323
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« Non pour nous, Hachem, non pour nous » : un Talmid 'Hakham fêle le phare d'une voiture garée
Agir sans profit ni honneur, uniquement pour la volonté de D., fait honneur à Son Nom, comme le dit le psaume « Non pour nous, mais pour Ton Nom ». Un récit tiré de Barekhi Nafchi montre un Talmid 'Hakham qui, après avoir endommagé une voiture garée, considère que D. Lui-même lui réclame la réparation.
p. 323-325
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« Notre D. est dans le ciel… leurs idoles, l'argent et l'or » : reparties et enseignements
Le 'Hazon Ich rapporte au nom du Maharal que le penchant pour l'idolâtrie, conjuré par les Membres de la Grande Assemblée, obtint en échange la convoitise de l'argent, qui n'en est qu'une ramification. Le Saba de Kelem relie 'Atsabéhem, leurs idoles, à la tristesse et aux nerfs : l'or promet le bonheur et n'engendre que tension.
p. 326-327
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« Israël, aie confiance en D. ! Il est leur aide » : pourquoi le pluriel ?
Le verset passe du singulier au pluriel, explique le 'Hida, pour enseigner que la confiance en D. ne suffit pas : seule l'unité d'Israël mettra fin à l'exil causé par la haine gratuite. Plus le peuple est uni, plus la Providence protège chacun. Nommer à part les Cohanim souligne qu'une responsabilité accrue appelle une aide accrue.
p. 328
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« Hachem bénira la maison d'Israël » : la bénédiction de l'homme passe par sa femme
Zékharanou, « Il S'est souvenu de nous », partage la racine de zakhar, mâle : le 'Hida en déduit que D. ne bénit l'homme qu'après avoir béni « la maison d'Israël », c'est-à-dire sa femme. Le Talmud (Baba Metsia 59a) enseigne en effet que la bénédiction ne réside dans un foyer que grâce à l'épouse, qu'il convient d'honorer.
p. 330-331
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« Les morts ne loueront pas D. » : à Bénévent, un jeune chantre omet le Nom divin
Selon l'enseignement des Sages sur le verset « Les morts, ce ne sont pas eux qui loueront D. », celui qui ne peut prononcer le Nom divin n'appartient plus au monde des vivants. Le Sefer You'hassin rapporte comment Rabbénou Aharon ben Chmouël HaNassi de Bagdad le comprend en entendant, à Bénévent, un jeune chantre omettre le Nom.
p. 331-333
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« Je suis Ton esclave, fils de Ta servante » : le roi David serviteur par choix, et l'éloge de Rav Chakh
En se disant à la fois « fils de Ta servante » et « Tu as dénoué mes liens », le roi David se présente comme un affranchi qui choisit librement de servir son maître à vie. Rav Chakh voit cette soumission totale chez Rabbi Yé'hezkel Levinstein, qui faisait ce qu'il ne voulait pas et s'abstenait de ce qu'il désirait.
p. 335-336
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« Je T'offrirai un sacrifice de reconnaissance » : comment remercier sans Temple ?
Sans Temple, la reconnaissance passe par un acte, un don ou une louange qui tient lieu de Korban Toda, enseigne le Kav HaYachar. Ce devoir concerne chacun, car l'homme échappe chaque jour sans le savoir à d'innombrables dangers. Le Sefer Ha'Harédim y voit une Mitsva, tirée de la déclaration des Bikourim, « Je viens reconnaître en ce jour ».
p. 337
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« Louez Hachem, vous tous les peuples » : pourquoi les nations louent-elles D. pour Ses bontés envers Israël ?
Les nations louent D. pour Ses bontés envers Israël parce qu'elles seules connaissent les complots qu'Il a déjoués, que le peuple juif ignore. Le 'Hatam Sofer l'illustre par un récit de Presbourg. La Rabbanite Kanievsky, sur le conseil du Steipeler, récitait Nichmat Kol 'Haï après chaque délivrance, puis chaque soir pour un jour sans incident.
p. 339
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Le roi qui ne trouvait pas le sommeil, et le verset « Il ne somnole ni ne dort, le gardien d'Israël »
Le roi David redouble « Il ne somnole ni ne dort, le gardien d'Israël » : même quand Israël dort, D. demeure éveillé pour le protéger, répond Rabbi Yonathan Eybeshütz à un roi qui l'interroge. Le roi, qui vient de passer une nuit sans sommeil, en propose alors une seconde lecture.
p. 339-340
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« Mieux vaut se réfugier à l'ombre d'Hachem que se fier aux notables » : la lecture du Gaon de Vilna
Le Gaon de Vilna distingue deux verbes du psaume : on « se réfugie » auprès de qui n'a rien promis, on « se fie » à qui a promis son aide. Le roi David enseigne ainsi qu'il vaut mieux s'abriter à l'ombre d'Hachem, même sans garantie, que compter sur des notables qui ont pourtant garanti leur soutien.
p. 342
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« Tous les peuples m'encerclent… comme des abeilles » : trois exils, et l'abeille du Yétser Hara
La triple mention de l'encerclement évoque trois exils : parmi les nations, sur sa propre terre où ceux qui étudient la Torah sont pris à partie, et à l'intérieur de soi avec le Yétser Hara. Comme l'abeille, celui-ci cache son dard et présente son miel, en prétendant ne chercher que notre bien.
p. 343-344
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« Une voix d'allégresse et de délivrance dans la tente des Tsadikim » : l'allégresse avant la délivrance
D'ordinaire, la joie suit la délivrance ; ici elle la précède, explique Rabbi Yossef Tsvi de Sékernevitz dans le No'am Sia'h. Les Tsadikim acceptent l'épreuve avec joie, certains que tout est pour le bien, et D. modifie alors Son projet de les éprouver : garder la foi dans la détresse peut changer un décret.
p. 346
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« Je ne mourrai pas, mais je vivrai » et « D. m'a durement éprouvé » : la foi face à la maladie
Hospitalisé, Rav Chlomo Zalman Auerbach dit « je suis éprouvé » plutôt que « je souffre », pour se rappeler que la douleur vient de son Père, qui l'éprouve comme un père éprouve son fils et peut l'alléger. Rav 'Hizkiyahou Michkovsky rapporte aussi le vœu d'une malade promettant de consacrer sa vie au bien.
p. 346-347
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« La pierre dédaignée par les bâtisseurs » : pourquoi 'Hava n'est-elle pas comptée parmi les plus belles femmes ?
'Hazal ne comptent pas 'Hava parmi les quatre plus belles femmes (Méguila 15a), car la liste ne retient que des femmes nées d'une mère. Selon 'Hanoukat HaTorah, le psaume y fait allusion : « la pierre dédaignée par les bâtisseurs » est 'Hava, tirée d'un os, que les Sages n'ont pas comptée parce qu'elle était « l'œuvre d'Hachem ».
p. 349-350
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Le Grand Hallel : « À Celui qui accomplit seul de grandes merveilles »
Seul D. accomplit de grandes merveilles, proclame le Grand Hallel, qui énumère Ses bontés de la création des cieux au pain donné à toute chair. Rav Galinsky rapporte la réflexion d'un père de onze enfants : parler d'« aide » du Ciel supposerait qu'il ait agi lui-même, alors que c'est Hachem qui a tout fait.
p. 354
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« Qui frappa les Égyptiens par leurs premiers-nés » : deux plaies en une, et les quarante ans au désert
La formule « qui frappa les Égyptiens par leurs premiers-nés » contient deux plaies, explique le Lev Sim'ha : selon le Midrach HaGadol, les premiers-nés, menacés, combattirent leurs pères qui refusaient de libérer les Hébreux. Les Midrachim expliquent aussi les quarante ans au désert, et pourquoi David composa une louange pour la défaite de Si'hon et Og.
p. 354-355
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« Qui donna leur pays en héritage… à Israël Son serviteur » : un héritage conditionnel
L'héritage de la terre d'Israël est donné « à Israël Son serviteur » : il est conditionnel, et ne revient au peuple qu'à condition de servir Hachem et d'y garder les Mitsvot. Rachi enseigne que toute la terre est à D., qui la donne à qui Il veut, et, ailleurs, que Canaan s'était emparé de la part de Chem.
p. 357
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« Nichmat Kol 'Haï » : une louange qui annule les mauvais décrets, et un malade en Floride
Rabbi Yehouda Ha'Hassid conseille à qui veut échapper à un danger de s'engager à réciter Nichmat Kol 'Haï une fois sauvé, car cette promesse a le pouvoir d'annuler les mauvais décrets. Un récit tiré de Marvé Latsamé montre un malade qui, pendant Pessa'h, promet de dire Nichmat avec un nouveau foie.
p. 359-363
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« L'âme de tout homme… l'esprit de toute chair » : deux sortes d'hommes, et la bonté des petites choses
Le texte distingue l'âme, plus sainte, de l'esprit : selon Rabbi Eliahou Lopian dans le Lev Eliahou, « l'esprit de toute chair » désigne les hommes dénués de spiritualité, qui louent eux aussi. Celui qui reconnaît les bontés quotidiennes, marcher, manger, entendre, parler, vit chaque instant comme un don du Créateur.
p. 363-365
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« Celui qui réveille les dormeurs » : un congrès de neurologues et la prière « Modé ani »
Le Choul'han Aroukh de Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi (1 ; 6) demande de ne pas se lever précipitamment au réveil, mais d'attendre, allongé ou assis, le temps de réciter « Modé ani ». Sa seconde édition va plus loin : se mettre debout immédiatement place l'homme plus près de la mort que de la vie.
p. 365-366
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« Qui fait parler les muets et dévoile ce qui est inconnu » : deux récits rapportés par le 'Hida
D. « fait parler les muets et dévoile ce qui est inconnu » : le 'Hida rapporte, au nom du Sefer HaYachar, qu'un nourrisson se mit à parler pour révéler à Putiphar la vérité sur l'accusation portée contre Yossef. Par ce sauvetage, Yossef, et avec lui tout le peuple juif, poursuit le chemin tracé par le plan divin.
p. 366-367
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« Véïlou pinou » et « si nos yeux rayonnaient » : la louange impossible et l'inspiration divine
Même si notre bouche contenait autant de chants que la mer contient d'eau, nous ne pourrions remercier D. pour une seule de Ses bontés. Le Chaaréi Kédoucha (83 ; 3) enseigne que le « rayonnement » des yeux désigne l'inspiration divine, dont des témoins ont perçu les signes, dans notre génération, chez Rav Mordekhaï Eliahou.
p. 368-369
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« Tu nous as nourris pendant la famine… en abondance » : D. nourrit en tout temps
D. nourrit Ses créatures en temps de famine comme en temps d'abondance. Le 'Hassid Ya'bets explique « Tu as pourvu à notre subsistance en abondance » comme une répartition équitable, pour que nul ne dépende des faveurs d'autrui. Rav Yossef Chalom Eliachiv témoigne d'une colombe qui nourrit la famille d'un Tsadik pendant la famine de Jérusalem.
p. 369-370
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« De nombreuses et mauvaises maladies » : y aurait-il de bonnes maladies ?
Selon Rabbi Chalom Chvadron, souffrances et maladies sont envoyées par D. dans un but précis : expier des fautes, élever la foi, réveiller un cœur éloigné ou aider à faire le point et à donner un sens nouveau à sa vie. C'est pourquoi la louange ne remercie que d'avoir été préservé des « mauvaises » maladies.
p. 371-372
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« Béfi yécharim » et « tel est le devoir de toutes les créatures » : une reconnaissance sans fin
Plus l'homme s'élève, plus la grandeur de D. pénètre son intériorité avant de se dévoiler, explique Rav Yossef Chlomo Kahanman : de la bouche des hommes droits aux entrailles des saints. Le devoir de reconnaissance ne s'épuise jamais, et le 'Hafets 'Haïm remerciait chaque jour, avec la même émotion, pour son fils et pour ses livres.
p. 374-376
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« Yichtaba'h » et la quatrième coupe : la clôture du Hallel
Le Hallel se clôt par Yichtaba'h et la bénédiction « Béni sois-Tu Hachem, le Roi célébré par des louanges ». On boit ensuite la quatrième coupe accoudé à gauche, sans bénédiction préalable, puis on récite la bénédiction finale sur le vin, avec les ajouts de Chabbat et de la fête, et « péri gafna » pour un vin d'Erets Israël.
p. 377-378